un-espace-de-poesie

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Le plancher des vaches

Je suis resté au pied de la montagne
À rêvasser sur le plancher des vaches
Je ne suis pas allé jusqu'en  Espagne
Construire un château loin de mes attaches
 
Je ne voyage pas, mon sac est vide
Je vis au jour le jour, sans réfléchir
Je jouis du jour, sous le regard lucide
Du petit troupeau qui m'a vu grandir
 
On m'a dit que derrière la montagne
Il y a des taureaux, des vrais héros
Des costauds, des musclés qui  se castagnent
Qui font voler très haut les toréros
 
Mais moi, je reste au pied de la montagne
Sur le plancher des vaches, je rumine
Regardant passer les trains  qui s'éloignent
Là-bas, vers l'Espagne que l'on devine
 
©Un espace de poésie



04/06/2018
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