un-espace-de-poesie

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Ce blog est mon atelier de poésie, je le laisse volontairement ouvert à tous les vents...

 

 

"Je n'suis qu'un escroc solitaire, un truand qui blanchit du vent, qui blanchit des mots et du vent"

H.F.Thiéfaine 

 

 

 

 

 

Sous ton tee-shirt

Il y a sous ton tee-shirt Une place pour mes mains Et puis juste sous tes reins La perspective d'un flirt   Et moi, je me verrai bien Y faire un petit détour Pour repartir au matin Réchauffé de ton d'amour   Pour le reste, tu oublies Cela ne vaut pas la peine Je ne veux du paradis Que le chant d'une sirène   ©Un espace de poésie    

S'en va le jour, s'en va la nuit

S'en va le jour   Quand vient le soir et s'en va le jour Le plancher de mes nuits est si lisse Que quand je me couche, je glisse Et tombe du haut des tours   Je me précipite sur le sol Et dans un sursaut, je me réveille Quelque part au pays des merveilles Où telle une plume, je m'envole     S'en va la nuit   Quand vient le jour et s'en va la nuit Le plancher sous mes pieds rapetisse Le rideau tombe sur les coulisses Et voilà que le jour m'é...

Rhabille-toi

  Écrire de la poésie ! En voilà une obsénité Une impudeur, une hérésie Une intimité bafouée   Faut-il ainsi déballer Nos jardins les plus secrets Et les faire piétiner Par des regards indiscrets   Faut-il être mégalo Prétentieux égocentré Et convaincu d'être beau Pour ainsi se dévoiler   Poète, rhabille-toi ! Remets tes gants, ton chapeau Tu risques de prendre froid De t'enrhumer du cerveau  ...

Spectacle école Claude Marquet

J'ai le plaisir de participer au spectacle de l'école Claude Marquet de Pontivy, vendredi 18 mai prochain au palais des congrès à partir de 20 h. Je lirai sur scène deux  de mes poèmes choisis par les enseignantes de l'école. J'ai pu rencontrer la classe d'Emmanuelle Jéhanno qui m'a invité à rencontrer ses élèves, un temps de partage plein de curiosité et de spontanéité avec les enfants en pré...

Mes influences

Sans ordre pré-établi, de manière subjective et non exhaustive, je publie dans cette rubrique évolutive les poètes d'hier et d'aujourd'hui qui me touchent et m'inspirent.     Demain dès l'aube   Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne, Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m’attends. J’irai par la forêt, j’irai par la montagne. Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.  ...

Je te laisse un SMS

Je te laisse un SMS Suis parti, ne suis plus là C'en est fini des caresses Des mots chuchotés tout bas   Je te laisse un SMS Et puis j'éteins mon portable Je te laisse à ta détresse Facile d'être minable   Je te laisse un SMS Tout cela n'existe plus Un clic et puis l'amour cesse Un clic et tu es perdue   Je te laisse un SMS Tu me manques malgré tout C'est trop con, je le confesse Ton absence me rend fou   Je te lance un SOS Mais tu ne me ré...

Trou de mémoire

Je suis un vivant intermittent Je dois avouer avoir des absences Des moments où me prend le silence Où s'empare de moi le néant   Même si ce n'est pas tout le temps Je manque d'assise et de constance Pour me garantir d'une présence C'est ainsi, je suis evanescent   Un peu errant, voir incohérent Ma tête souffre d'obsolescence Elle a, ici où là, des béances Des courants d'air ouverts aux vents   ©...

Plume d'éléphant

Veille, quand le soleil se couche À avoir au fond de ta poche Un peu de sable encore chaud Un morceau de papier froissé Un coquillage au reflet bleu Une ou deux plumes d'éléphant   Une ou deux plumes d'éléphant ? Ben oui, je dis ce que je veux Et c'est bien là ma liberté Poète, je me joue des mots J'écris un poème qui cloche Avec des rimes un peu louches   Et puis quand le soleil se couche Je le mets au fond de ma poche Où...

S'habiller de mots

 J'enfile des mots comme des guenilles Pour ne pas sortir de chez moi tout nu C'est ainsi que chaque jour, je m'habille Pour avoir un minimum de tenu   Je chausse un nom et revêts un prénom Une robe, un pantalon, un manteau Ceci en guise de présentation Me voilà devant vous en quelques mots   Suffisamment couvert et présentable Pour être à ma place, tenir mon rang Dans la société des gens respectables Dans la masse des gens qui font semblant  ...

A la campagne

Cela ne pouvait plus durer Tout ce bordel, ce baroufle Ce monde fou qui s'essouffle Cela devait s'arrêter   Il me fallait de la paix Pour entendre les oiseaux Le bruissement d'un ruisseau Qui coule dans la forêt   J'ai quitté la ville folle Pour la tranquille campagne Pour un pays de cocagne Loin des futiles paroles   ©Un espace de poésie    

 

 

Etcetera :

 

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Photo : Marine Petit