un-espace-de-poesie

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Ce blog est mon atelier de poésie, je le laisse volontairement ouvert à tous les vents...

À commencer par le votre, dans la rubrique "Influences", je vous invite à me laisser en commentaire un poème qui un jour vous a fait vibrer, un poème qui vous a fait aimer la poésie.

Alors n'hésitez pas à participer à ce blog en y partageant la poésie que vous aimez !!

 

 

 

 

Je suis présent dans la revue de poésie Lichen

 

 

Numéro 27, juin 2018

Numéro 28, juillet-août 2018

 

 

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Cela valait-il un poème ?

Cela valait-il un poème ? Cette petite tristesse, ce léger vent de nostalgie, ce pincement au coeur, ce trouble lointain, presque étranger... Cela valait-il la peine d'en faire un poème ? Un silence, un soupir, une grimace discrète, un revers de main n'auraient-ils pas suffi à accueillir le futile tourment de mon ennui, a balayer au loin cette angoisse passagère... ©Un espace de poésie

Vues intérieures

Je serai avec Marine Petit et Lorette LB à la maison du phare de Port Haliguen à Quiberon du 20 au 26 Août 2018 pour une exposition photo/dessin/poésie... Vernissage le vendredi 24 Août à 18h. 

Le regard des jours passés

Il faudra que cesse le jour Que vienne la nuit Il me faudra fermer les yeux Pour voir à l'intérieur, la trace d'un prochain pas Pour apercevoir un prochain chemin Il me faudra être bien seul Et affranchi de mes pensées Il me faudra sûrement mourir un peu Pour m'abandonner à mes rêves Et croiser le regard des jours passés ©Un espace de poésie

Partir

J'ai pensé qu'il valait mieux partir, qu'il n'y avait plus rien à faire, plus rien à dire. Juste laisser un souvenir, peut-être une trace, un chemin pour plus tard. J'ai pensé qu'il valait mieux partir sans se dire au revoir, sans avoir à se quitter. J'ai pensé qu'il valait mieux laisser la porte ouverte au courant d'air de notre amour, au frisson d'un possible retour. J'ai pensé qu'il valait mieux ne pas savoir s'aimer, pour s'aimer toujours. J'ai pensé que...

Pas d'urgence

Faudra attendre ton tour Qu'on m'a dit aux urgences Et de toute évidence Ton tour n'est pas venu T'as qu'à t'allonger là T'as qu'à attendre ton tour Dans la file des urgences, des bras cassés, des éclopés, des angoissés, des déprimés, des accidentés, des asphyxiés, des brûlés, des cœurs brisés, des tentés de se suicider, des déboussolés, des enragés, des pestiférés, des névrosés... Il faudra attendre Et ton tour viendra Tôt ou tard, ton tour viendra Tôt...

Vivant

Que ne t'ai-je dit Des chemins qui m'emportent Sur le sable brûlant d'un monde inhabité Que ne t'ai-je dit De ces chemins qui nous portent vers l'inconnu T'ai-je dit que j'étais vivant Et que l'horizon échappe à mon regard T'ai-je dit que j'étais vivant Et qu'il me fallait encore marcher ©Un espace de poésie

Niqué

C'était écrit sur la fiche technique En français, en anglais, en chinois Si tu m'achètes, je te nique C'est comme ça que ça fonctionne C'est mon logiciel, c'est mon programme, c'est mon projet Je m'installe chez toi et je te nique Je te nique ton temps Je te nique ta santé Je te nique tes sous Je te nique ta vie sociale Et puis tiens, je te nique aussi ta mère Je te nique tout entier Je te nique tout cru Fallait réfléchir avant Avant de me sortir d...

Chercheur d'or

Je suis un chercheur d'or Un du genre solitaire Perdu dans la forêt, le nez dans la rivière Je gratte le fond avec mes doigts Mes doigts inlassables, coriaces et douloureux Il y a des pépites, dans la vase, dans mon tamis sous mes ongles et dans mes poches Je suis un chercheur d'or Un du genre solitaire Je n'ai que ça à faire pour tromper l'ennui Que ça à faire pour distraire mes pensées Je suis un chercheur d'or Un du genre solitaire Je suis un cherc...

Peut-être un jour

Peut-être un jour, si l'envie me prend Peut-être un jour, ne sait-on jamais Peut-être, s'il est encore temps Que tourne le vent, un peu distrait Peut-être ferai-je demi-tour Sans un mot, je reviendrai te voir Au détour du chemin, au détour De la nostalgie qui vient le soir Quand m'accapare la solitude Que me taraudent les idées noires Que vient la peur du jour qui s'élude Je reviendrai, même s'il fait noir Je reviendrai, las et obstiné Dans les...

Rien à faire

Ne rien faire est un art Un art à part entière C'est celui du flemmard Qui n'en a rien à faire Rien à faire du tout Du monde tout autour Du monde et tous ces fous Qui crient comme des sourds Mais qui crient pour des clous Au nez des gens peinards Des vauriens, des voyous Tout entiers à leur art L'art de ne pas s'en faire De se décontracter D'avoir la tête en l'air Et un coup dans le nez ©Un espace de poésie

 

 

Etcetera :

 

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Photo : Marine Petit